Adaptation au changement climatique

L’Accord RAMOGE a souhaité mener une étude sur l'évaluation des risques côtiers, liés au changement climatique afin d’évaluer ses impacts sur les écosystèmes côtiers et marins de la zone RAMOGE, à l’horizon 2100. Ces éléments permettront aux décideurs d’anticiper pour compenser la perte de valeur de ces écosystèmes.

Pour réaliser ce travail, l’Accord RAMOGE a fait appel au Plan Bleu et à la Fondation Medsea.

L’objectif de cette mission consiste en la mise en valeur des études existantes (en évitant des duplications de travaux déjà menés en France ou en Italie) et l’élaboration d’une méthodologie spécifique pour évaluer les risques pour les principaux écosystèmes pertinents. Les sites retenus sont côtiers, comme les rivages sablonneux, les forêts côtières, les zones humides ; et marins comme ceux de la Posidonia oceanica et du coralligène.

Cette étude développe un « Indice RAMOGE » en s’appuyant sur une méthode intégrant l’évaluation de la vulnérabilité et les risques associés à la perte des écosystèmes due aux aléas côtiers. Le risque étant défini comme une fonction du forçage, de la vulnérabilité et de l’exposition.


© SPM of WGII AR5 (GIEC, 2014)
Risk as a function of hazards, vulnerability and exposure.



Les principaux facteurs de pression du Forçage climatique sont les suivants :


Le niveau de vulnérabilité tient compte de sept paramètres:

A partir du risque côtier affecté à chaque écosystème, l’étude calcule le cout associé à la perte de ces écosystèmes.

Trois zones pilotes, Antibes, Monaco et Portofino ont été analysées de façon plus détaillée, à partir de données collectées localement. Pour chacune de ces zones a été estimée la perte économique entre 2018 et 2100.

En conclusion, on peut observer que les écosystèmes les plus exposés au risque climatique sont les plages, les zones humides et les herbiers de posidonies. Près de 41% des plages de la région RAMOGE présentent un risque élevé, dont 13,9% à risque très élevé.

Des recherches plus approfondies devraient être menées sur l'évaluation économique des écosystèmes et des habitats à l'échelle méditerranéenne, afin d'obtenir des informations plus précises et ponctuelles qui permettraient un calcul plus exact des coûts liés au risque de perte du patrimoine littoral dû au changement climatique.